Menu
 
 

Les joueurs de casino français moins dépensiers en 2013 qu’en 2012

D’après un récent rapport de l’AFP, les joueurs de casino français auraient moins dépensé en 2013 que pendant l’année précédente. En en effet, leur budget consacré aux jeux de hasard aurait diminué de tout de même 2,5% par rapport à 2012. Cette baisse, qui n’est pas si inquiétante en soi, démontre cependant le manque d’attractivité de l’offre de jeu en France, notamment sur internet où seuls le poker en ligne et les paris sportifs et hippiques sont pour le moment autorisés.

Près de 800 millions d’euros en moins

D’après le dernier rapport de l’AFP, les joueurs français auraient dépensé moins d’argent aux jeux de hasard l’année dernière. En effet, quel que soit le divertissement concerné- jeux de loterie, cartes de grattage ou paris sportifs, seuls 31, 7 milliards d’euros ont été dépensés aux jeux d’argent en 2013, contre 32,5 milliards d’euros en 2012 –soit tout de même 800 millions d’euros en moins. Ce phénomène est pour le moins étonnant tant le niveau des dépenses dans ce secteur de l’industrie a été constant en France depuis ces dix dernières années. Alors que le pic des dépenses avait été atteint en 2012, il semblerait que les effets de la crise financière et la baisse du pouvoir d’achat des joueurs tricolores soient responsables du manque de profit rapporté par les jeux de hasard en 2013. A noter que le manque à gagner pour les opérateurs et l’État est d’exactement 86,6 millions d’euros en 2013.

«En 2013, les conflits sociaux et l’augmentation croissante du chômage ont eu raison des parieurs français, qui préfèrent désormais jouer la carte de la sécurité et conserver leurs économies».

Pourtant, en 2012, dans un contexte de récession fort, les parieurs avaient augmenté leurs dépenses aux jeux, et ce sensiblement pour deux raison majeures : le besoin de se divertir et de sortir de la morosité, ainsi que la volonté de remporter une somme d’argent conséquente, synonyme de sécurité financière. Malheureusement, en 2013, les conflits sociaux et l’augmentation croissante du chômage ont eu raison des parieurs français, qui préfèrent désormais jouer la carte de la sécurité et conserver leurs économies.

La question des jeux en ligne, terrestres et de la FDJ

Si le nombre de mises effectuées par les joueurs a connu une certaine diminution en 2013, c’est surtout dans le marché iGaming que cela s’est fait sentir. En effet, le poker en ligne est devenu inintéressant et le secteur est désormais clairement en retrait- preuve en est la volonté de Partouche de quitter le marché du poker virtuel français, trop peu rentable. Il faut dire que les dix-huit opérateurs proposant du poker sur internet en France ont tous vu leur chiffre d’affaires chuter de 10%.

Si la Française des Jeux est à la seule qui est parvenue à accroître ses ventes à hauteur d’1,8% en 2013, les casinos terrestres de l’hexagone sont eux aussi au plus mal. Leur déficit est criant, et cela est en grande partie dû à des résultats de -4,20% sur le Produit Brut des Jeux. Fort heureusement, la légalisation de la roue de la fortune et du sic bo- et peut-être bientôt celle du bingo, permettra probablement aux cercles de jeux en dur de redresser la barre en 2014.